28 février 2016

Synchroniques - suite de l'hommage à S.Bellow, Herzog

Pour la première partie de cet hommage rendu à Saul Bellow, voir le billet de blog précédent. Synchroniques. Saul Bellow, Herzog (IIème partie) Oh, pourquoi ce livre après tout ? Pourquoi ne pas l'oublier ou faire semblant de l'avoir lu, comme la plupart des cumulards intellectualo-médiatiques qui n'arrivent plus à déterminer clairement, entre toutes les oeuvres écrites, l'apport de l'une, majeure pour la sensibilité ou l'intelligence, de l'autre, légère et de moindre envergure ? Pourquoi aura-t-on préféré Philip Roth à Saul... [Lire la suite]
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20 février 2016

Synchroniques II- un hommage à Herzog, roman de Saul Bellow.

Synchroniques II - A tribute to Saul Bellow -Part one- (Herzog est le personnage éponyme du roman de Saul Bellow, Gallimard, 1966,traduction Jean Rosenthal)  J'avais vingt-quatre ans, et je n'en savais pas beaucoup moins que vingt ans plus tard, à mes quarante-quatre ans que je fêterai dans quelques jours sans l'enthousiasme d'une avancée décisive dans le territoire de la sagesse ou du moins, d'un état d'esprit qui me permettrait de regarder l'intérieur, l'extérieur, sans exagération, sans déperdition de chaleur non plus. ... [Lire la suite]
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18 février 2016

Synchroniques des miettes

Synchronique I. En mon naufrage, le miroir du vôtre. Je suis si lasse et si la plume ne me tenait pas par le bout du nez une nouvelle fois, je m'en serais remise à l'odeur de la défaite qui imprègne désormais chaque foyer, chaque atome de ce pays jusqu'à la nausée, ou plus vraisemblablement jusqu'à une progressive accoutumance où l'impuissance ne cause plus de souffrance. J'écris encore par un acte de dérision totale, guidée par la seule nécessité intérieure que le reliquat de maigre énergie au fond de la coupe bue jusqu'à la lie,... [Lire la suite]
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17 janvier 2016

Il ne reste rien à dire.

Qu'est-ce qui a échappé à l'analyse et à la tentation théorique ? Rien. Tout est dit qui inhibe les joies et les douleurs. On pense la douleur, on pense la joie, on se regarde à penser la joie et la douleur. Un jour, néanmoins, on souffre vraiment : aucun mot ne dénoue plus rien, et plus encore, le mot insulte la pureté intenable de la douleur. L'indicible a été incarcéré dans le mot d'"indicible", d'"ineffable", aussi ; l'ineffable a reçu de lourdes interprétations et, par diverses stratégies de contournement, il a été appréhendé... [Lire la suite]
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09 décembre 2015

Cantique de la défaite.

Cantique de la défaite (ou la déploration du départ manqué.) Du pays que je n'ai pas quitté. A chaque fois que mes valises sont prêtes, tu me souffles un mot, m'envoies un signe et bêtement, je reste. Bras ballants au seuil de la maison encore emplie de la somme des désarrois essoufflés, retenus à peine dans cette agitation que je me figurais définitive. A ce geste, je n'éprouve ni soulagement ni joie :  je n'aime pas me voir encore si facilement subornée, à nouveau happée comme un grain de poussière au bout d'un chiffon maculé... [Lire la suite]
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